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: Le grand combat de l’année • Par Abdoulaye Bamba DIALLO

Le choix de Tanor. Les adversaires de l’intérieur comme de l’extérieur du patron du parti socialiste viennent de lui rendre un immense service avec les affrontements observés lors du bureau politique du week-end dernier. Ousmane Tanor Dieng qui, depuis la chute de Abdou Diouf en 2000 a su conserver à ce parti senghorien sa place centrale dans l’échiquier politique du Sénégal et a su mettre au fil des années sa propre méthode qui lui a permis de rompre l’isolement du Ps lors des premières années du magistère de Me Wade avant d’en faire aujourd’hui un des acteurs majeurs et déterminants de la majorité présidentielle du Président Macky Sall.
En réunissant une instance comme le bureau politique du parti pour faire adopter le oui lors du référendum prochain, OTD s’est fait l’adepte de la philosophie de Lamine Gueye qui disait que le oui n’a de sens que si l’on peut dire non.
La stratégie de Ousmane Tanor Dieng consistant à clarifier sa positon personnelle et indiquant ainsi le sens qu’il entend fixer aux instances du PS pour aller dans ce sens, lui a permis de faire tomber ses adversaires tapis dans l’ombre et aux adeptes de la dissimulation à devoir tomber les masques. Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall ont commis le péché d’orgueil de vouloir affirmer une identité politique différente afin de se positionner et sont tombés dans le piège tendu par le patron de leur parti. Cela fait les affaires de Ousmane Tanor Dieng et devrait obliger son allié principal Macky Sall à renforcer l’axe de coopération entre l’APR et le PS.
Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall eux ne peuvent plus compter sur l’appareil de leur parti tandis que Macky Sall va forcément les avoir sur sa ligne de mire au même titre que Idrissa Seck, Malick Gakou, Abdoul Mbaye, Abdoulaye Baldé ou Cheikh Bamba Dièye.
On peut certes reprocher à Ousmane Tanor Dieng qui a déjà perdu deux élections présidentielles de ne pas être le meilleur candidat du PS pour les batailles politiques du futur où le PS aura forcément besoin de renouveler et de rajeunir ses dirigeants. Néanmoins, l’enfant de Nguéniène est celui qui, depuis plus de quinze ans, a gardé la maison du père et a su faire face à tous les assauts et tentatives de démantèlement et d’implosion du vieux parti senghorien. Car ce ne fut pas une mince affaire après avoir exercé le pouvoir pendant quarante ans de se retrouver dans une posture de reconquête, en perdant au passage des ténors comme Abdoulaye Diop Makhtar, Abdourahim Agne, Souty Touré, Robert Sagna après les dissidences déjà de Djibo Ka et de Moustapha Niasse.
Et si Ousmane Tanor Dieng a fait son temps, les prétendants actuels à la direction du parti ne pourront jamais lui reprocher de ne pas avoir bien tenu la maison du PS, un parti qui ne cesse de fasciner et d’aiguiser des appétits pour son contrôle ou pour obtenir son alliance.

Lambi golo. Les amateurs de lutte se désolent de la rareté des grands combats de Lamb depuis quelques années. Et bien, les écuries de la politique viennent en rescousse aux passionnés de luttes et d’affrontements. Le grand combat entre le oui et le non du référendum est lancé et au soir du dimanche 20 mars prochain, le verdict sera connu.
Macky Sall est le porte drapeau des écuries du oui et va défendre son titre de champion des arènes politiques face à l’écurie du non que défend Mamadou Diop Decroix. Déjà, certains y voient un affrontement inégal et semblable à un match impossible entre Bombardier et Yawu Dial.


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