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MATAR BA, MINISTRE DES SPORTS : « Des stations d’essence polluent plus qu’une arène nationale »

Le responsable de la tutelle des sports sénégalais parle dans cet entretien des ambitions du président de la République pour le domaine dont il a la charge. Le ministre Matar Bâ commence par l’arène nationale dont la première pierre a été posée la semaine dernière sur le site du Technopôle. Il n’omet pas de passer sur la participation des Lions à la Can 2017 au Gabon et des JO où seront des athlètes sénégalais. Le maire de Fatick parle aussi politique…

NOUVEL HORIZON : L’arène nationale est entrée dans sa phase de réalisation et le devrait sortir de terre dans 28 mois. Eprouvez-vous la joie d’être le ministre des Sports sous qui ce bijou va se réaliser, après des décennies d’évocation ?
MATAR BA : (Rires…) La pose de la première pierre est une étape extrêmement importante dans la construction de l’arène nationale. Ça a été une bonne chose dans la phase de la mobilisation de l’ensemble des acteurs de lutte. De mémoire, c’est pour la première fois qu’une infrastructure est accueillie de cette manière, dans l’unité. Cela montre que c’est un besoin. Pour y arriver, il y avait beaucoup de difficultés avec de nombreuses oppositions, une communication qui n’allait pas dans le sens de la concrétisation de l’arène. Quand nous sommes arrivés, nous avons eu de larges concertations avec chaque acteur en ce qui le concerne. Cela nous a permis de respecter l’ensemble des acteurs qui devaient apaiser la situation. Chaque citoyen a le droit de lever la main pour faire des suggestions et des objections mais cela ne peut que s’arrêter à ce niveau. C’est pour cette raison que l’Etat a pris les dispositions nécessaires et, la première consiste à savoir que toute construction doit être précédée des études environnementales et sociales pour pouvoir trouver des solutions à l’ensemble des problèmes.
C’est vrai que je suis fier, car il y a eu beaucoup de ministres qui m’ont précédé, essayé, été bloqués et n’ont pas eu le temps d’y arriver. Nous nous sommes battus et avions reçu les instructions du président de la République qu’il n’y ait pas de problème sur le choix du site qui est une propriété de l’Etat qui, a mobilisé des moyens par le canal de la coopération internationale pour la réalisation.

On peut aujourd’hui considérer que vous avez convaincu les réticents au projet ?
Nous ne cherchons pas à convaincre les Sénégalais. Le jour de la première pose de la première, il n’y a pas eu de contestations. Les contestations les plus soutenues étaient celles des écologistes et ils ont adhéré au projet. Pourtant, des stations d’essence polluent plus qu’une arène nationale et je n’ai jamais entendu de contestations encore vu de marche pour s’opposer à leur prolifération. Personnellement je pourrais répondre à un économiste mais pas un politicien qui est dans la politique politicienne.
Les véritables militants de l’écologiste étaient présents à l’assemblée générale pour l’adoption des études environnementales et sociales. Pas ceux qui sont dans la politique politicienne. Quand il y a eu l’adoption à l’unanimité de l’étude, on ne peut plus poser certaines questions. Cela veut dire que toutes les questions qui faisaient peur ont trouvé réponse au cours de cette assemblée générale. Il y avait la présence, des architectes et l’ensemble des acteurs concernés par cette étude technique.
Que dites vous aux dignitaires de Thiaroye qui parlent de terres de leurs ancêtres…
Non seulement Thiaroye n’est pas concerné, et puis nous ne sommes plus dans les années 1800 ou 60. Le monde a changé et le collectif prime toujours sur le particulier. Le site où sera construite l’arène nationale est un bien commun et ça n’à rien à voir avec une question de champs. D’ailleurs nous avons trouvé une solution avec les dignitaires de Thiaroye.

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’une arène nationale n’est pas une priorité au moment où faute d’infrastructures sportives, le Sénégal ne peut pas accueillir de grandes compétitions sportives ?
Ceux qui le soutiennent, devraient attendre de conduire la politique du Sénégal. Ils ne sont pas le président de la République. Au Sénégal, on a un défaut : quand un peuple choisit un dirigeant, on veut prendre des décisions à sa place. Ils devraient avoir de la patience pour prendre des décisions si un jour ils accèdent au pouvoir. Qui a vu cette manifestation ? Qui était à la pose de la première pierre de l’arène nationale ? Qui a vu cette mobilisation de l’ensemble des couches de la population et des acteurs de la lutte ? Je pense que ceux qui disent que l’arène nationale n’est pas une priorité n’étaient pas présents pour dire bravo au président de la République.

« Je suis fier pour l’arène nationale, beaucoup de ministres ont essayé »

A côté de la lutte, le président a annoncé un stadium pour le basket à Diamniadio. Tout le monde s’interroge concernant le football où la dernière construction d’un stade de football remonte à 1985 avec Léopold Senghor…

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