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Violences électorales : Macky déchire le contrat social

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Le contraire aurait été surprenant : Que ces élections se passent sans effusions de sang. En effet, ils ont créé toutes les conditions pour que les morts jalonnent les routes de la campagne électorale. Manipulation des règles du jeu, fake news, insultes, accusations, créations de milices privées, surenchères verbales, provocations.

Un climat délétère et un cocktail Molotov qui n’attendait que l’étincelle pour exploser : le démarrage de la campagne.

Une semaine, et déjà prés de dix morts, des dizaines de blessés dont des journalistes, des voitures et des locaux incendiés.

Le président Macky Sall : « La justice sévira dans toute sa rigueur, et les responsables des appels à la violence répondront de leurs actes devant les tribunaux. Je peux vous l’assurer. »

Alors vous serez le premier devant la barre monsieur le président, car vous êtes le principal responsable de cette flambée de violence.

En écartant les forces de l’ordre et de sécurité pour mettre sur pied une milice, les Marrons du Feu, vous, le premier garant de l’ordre et de la sécurité de tous (y compris vos adversaires), vous avez légitimé la prolifération de toute cette engeance de malfrats et de nervis armés jusqu’aux dents et qui tuent, violentent en toute impunité.

Cette auto protection des candidats devant la carence de l’état à jouer son rôle de protecteur de tous les citoyens ne pouvait que générer ces scènes d’horreur humiliantes pour un pays qui se prétend démocratique et civilisé.

Un retour à l’état de nature.

Dans son célèbre livre DU CONTRAT SOCIAL publié en 1762, et qui est l’ouvrage référence de la philosophie politique et de l’émergence de l’état moderne, Jean-Jacques Rousseau affirme le principe de souveraineté adossée sur les notions de LIBERTÉ, d’ EGALITÉ et de VOLONTÉ GÉNÉRALE.

Chacun renonce à sa part de liberté individuelle pour une liberté civile garantie par celui qui aura été désigné comme chef : Roi, président…

En effet, écrit Jean-Jacques Rousseau « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maitre, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. »

En sa qualité de président de la république, Macky Sall se retrouve ainsi dépositaire de la violence légitime, avec à charge pour lui de garantir la sécurité à tous, y compris et surtout les candidats engagés dans la bataille électorale.

C’est parce qu’il a failli à ce devoir de protection générale, et que chaque candidat se soit retrouvé obligé d’assurer lui-même sa propre sécurité qu’on en est arrivé là.

Un retour à l’état sauvage. Une résiliation du CONTRAT SOCIAL

Serigne Mbacké Ndiaye

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