Khalifa Sall

Jokko ak askanwi : Khalifa Sall prend langue avec les Sénégalais

Spread the love

Après quelques mois sabbatiques, l’ex maire de Dakar renoue avec le terrain politique. Il a décidé à travers une formule baptisée Jokko ak askanwi d’échanger avec les Sénégalais sur les sujets brulants de l’heure.

– Elections locales :  ‘’Si le gouvernement a la volonté de tenir les élections en décembre 2021, elles se tiendront. C’est ce que toute l’opposition demande. Et ce n’est pas trop demandé, c’est un droit »

– Opposition : ‘’Dans une démocratie, il doit y avoir une opposition forte qui s’oppose. Nous qui sommes du côté de l’opposition, nous devons comprendre que rien ne nous sera donné. C’est par la lutte que nous obtiendrons ce que nous voulons. Il va falloir l’arracher. Je demande à toutes les composantes de l’opposition de descendre rapidement sur le terrain. Le camp de la majorité est en train de faire des meetings. Allons donc vers les populations pour s’adresser à elles’’.

– Décentralisation : ‘’On a 19 communes à Dakar, 16 à Pikine, 5 à Guédiawaye, 7, voire 8 à Rufisque. Mais c’est l’Etat qui fait tout à la place des élus locaux. Même quand il s’agit d’une simple construction de marché, c’est l’Etat qui décide et qui fait tout. Alors qu’aujourd’hui, dans une vraie politique de décentralisation, il y a des ministères qui ne devraient plus exister. Il y a 9 domaines de compétence, mais ces derniers ne sont que de la poudre aux yeux’’

– Région du Cap Vert : ‘’Il y a un problème de gestion de frontières dans la région du Cap-Vert. Même si Dakar est la capitale, l’expansion de ces villages est une nécessité, parce qu’on y note une augmentation croissante de la population. Les habitants de Ngor et de Yoff ont aujourd’hui un sérieux problème’’, dit-il. Et selon lui, ‘’il n’y a aucune visibilité et de planification’’

– Emeutes du mois de Mars : ‘’Les événements du mois de mars nous interpellent dans notre capacité à lire la révolte des populations. Parce qu’il ne s’agit pas d’inquiétude des populations, il s’agit d’une vraie révolte. Les populations n’ont eu besoin de personne pour se soulever’’,

– Déliquescence de l’état : ‘’Ce pays est une nation. Il avait un Etat respecté ; aujourd’hui, il y a un déni d’Etat. Certaines institutions sont décriées et ceux qui sont au sein de ces institutions, eux-mêmes, ont des difficultés à se faire respecter ou à se faire entendre’’, ‘’C’est la faute, d’abord, de l’Etat, puisqu’il incombe à ceux qui nous gouvernent, de par la conscience des populations, de faire jouer, normalement, à nos institutions leurs véritables rôles. Si, aujourd’hui, les Sénégalais doutent de leur justice, s’ils ont des problèmes de confiance avec le représentant au niveau de l’Assemblée, c’est parce qu’ils ont la sensation qu’ils ne sont pas entendus, qu’ils ne sont pas compris, mais surtout, qu’on ne prend pas en charge leurs préoccupations, leurs sollicitations, leur souffle’

Nhnews

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *