Idriss Déby Itno : Un chef de guerre tombé, son bâton de Maréchal à la main.

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Loin, à des centaines de kilomètres de son palais de Ndjiaména, sa célèbre tour d’ivoire. Loin de ce luxe insolent, de cet environnement paradisiaque des palais présidentiels qui souvent font grossir des têtes, bomber la poitrine et bander des muscles à certains leaders politiques à la destinée de leur pays. Une fois élus à la magistrature suprême, ils sont cernés de toute part par un service protocolaire entièrement coupé de l’extérieur pour se consacrer exclusivement autour d’une sphère très réduite: le président et sa famille restreinte.

La particularité du Maréchal Déby est d’avoir accepté volontiers de divorcer d’avec sa tour d’ivoire pour emprunter les difficiles sentiers battus pour aller mourir au front et en première ligne de ses troupes, son bâton de Maréchal pointé au ciel. Comme si mon intrépide guerrier soldat avait bien su la leçon du chef militaire légendaire israélien : » Si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, et si on me tue, vengez-moi. »

Cette déclaration prémonitoire du maréchal tchadien rapportée par Alain Foka, en dit très long :  » Je ne mourai pas sur mon lit. Je ne serai pas un général (un maréchal) de salon. « 

Son QG abritant son poste de commandement était toujours en position très avancée. Contrairement à certains chefs de guerre qui préfèrent dans la plupart des cas, se positionner très loin des zones de combat dans des BUNKERS quadriplement blindés pour éviter d’être atteints.

Chef de guerre, Président, général et Maréchal, vous avez toujours porté l’Afrique ton continent que vous chérissiez tant  sur vos frêles épaules de panafricaniste. Pour mieux l’illustrer, seules ses postures au Mali, aux frontières du Nigéria et du Caméroun pour bouter hors de ces zones les bandes terroristes comme AQMI, ANSARDINE, BOKKO HARRAM, suffiront. Il aura toujours planifié ses plans de guerre et il aura toujours emporté des victoires éclatantes.

L’Afrique vient ainsi de perdre un de ses plus illustres et dignes fils après Khadafi. 

Un Maréchal qui dort, manœuvre et planifie ensemble avec ses troupes jusqu’à perdre la vie après avoir donné son sang et sa sueur en impôt par amour à sa patrie. 

Ndiapaly GUEYE journaliste indépendant, lanceur d’alerte. email : ndiapalygueye@yahoo.fr

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