Journée mondiale de l’Asthme : Une maladie en nette progression au Sénégal

Spread the love

C’est le constat fait au niveau des structures sanitaires. D’autant qu’il touche autant les adultes que les enfants.

Célébrée ce mardi, la journée a été un moment d’échanges et d’informations entre le Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en collaboration avec la Société Sénégalaise de Pneumologie (SSP), la Société Sénégalaise de Pédiatrie (SOSEPED), le Centre d’Excellence Africain pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (CEA-SAMEF) et l’Association Nationale de Soutien aux Asthmatiques du Sénégal (ANSAS) qui a marqué l’évènement par la tenue d’une table ronde sur «la prise en charge de l’asthme ».

Maladie non transmissible qui pose un problème de santé publique, l’asthme est une affection chronique qui se caractérise par des crises récurrentes où l’on observe des difficultés respiratoires et une respiration sifflante et touche toutes les tranches d’âge.

Il s’agit de la maladie chronique la plus courante chez l’enfant. Dans le monde, environ 235 millions de personnes en souffrent actuellement et selon les estimations de l’OMS, 383 000 décès dus à l’asthme ont été enregistrés en 2015, et la plupart de ces décès, surviennent chez l’adulte.

Les plus gros facteurs de risque pour le développement de l’asthme sont les substances et particules qui sont inhalées et qui peuvent provoquer des réactions allergiques ou irriter les voies respiratoires.

On peut maîtriser l’asthme avec des médicaments. On peut aussi en réduire la gravité en évitant ce qui le déclenche.

Une bonne prise en charge permet de donner au patient asthmatique une bonne qualité de vie.

Au Sénégal, les données actuelles montrent une augmentation progressive de l’incidence de l’asthme en milieu hospitalier chez l’adulte comme chez l’enfant. Ainsi dans le Service de Pneumologie du CHNU de Fann le nombre de patients asthmatiques vus en consultation est passé de 8,2% en 1998 à 9,1% en 2013.

Le même constat est fait au niveau l’hôpital d’enfants Albert Royer qui reçoit plus de 3000 cas de crise d’asthme chaque année.

Mal traité encore par certains, le risque de mortalité augmente alors que le suivi régulier des patients diagnostiqués est organisé au service de pneumologie et à l’HEAR de Fann, ainsi que dans les autres structures hospitalières.

Nhnews

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *